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CHAMPION DE FRANCE DES WELTERWEIGHTS / MI-MOYENS (1938-1939)
Marcel arrive à Paris et s’installe au camp d’entraînement du Vélo Club de
Levallois du père Ruinart à la Celle-Saint-Cloud. Il porte toujours sa culotte
bleue à bande blanche que sa mère lui a confectionné avec, dans sa ceinture
noire, la médaille de l’enfant Jésus qu’elle y a glissé. Il gardera cette
culotte toute sa vie, souvent portée sous une autre, obligatoire pour les
matchs publics.
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| Le rituel du roulage des bandes Velpeau, qui protègent les
métacarpiens et les poignets des boxeurs |
Cerdan s’impose rapidement à Paris, à la Salle Wagram, en battant aux points
Louis Jampton et Morin ; il retourne à Rabat le temps d’un combat pour battre
Ifergane aux points, revient à Paris pour rencontrer Feodorowich qui perd par
arrêt de l’arbitre au deuxième round ; il bat enfin Eddie Ran et Jean Zydès par
K.O.
Après avoir fait ses classes dans la capitale, Cerdan part pour Casablanca où il
rencontre Kouidri qu’il a déjà vaincu deux fois, ce qui lui permet de se
positionner comme Challenger pour le titre de Champion de France des Mi-Moyens.
Le combat a lieu le 21 février 1938 au stade Philip devant dix mille
spectateurs, dix mille cœurs qui battent pour lui.
Kouidri, l’Algérien au courage de légende, parvient à tenir les douze reprises
en dépit de son épuisement évident, mais en vain : Marcel gagne à la fois ce
troisième combat contre ce digne adversaire, son premier titre de Champion de
France, et ce surnom qui le suivra désormais : « le Bombardier Marocain ». Les
supporters en folie bloquent les rues de Casablanca la moitié de la nuit.
Après sa victoire aux points contre Charles Pernot, le nouveau Champion de
France étrenne son titre face à Edy Rabak, le 13 avril 1938. Envoyé deux fois
au tapis, Rabak va jusqu’à la limite mais est battu (aux points) pour la
deuxième fois.
Le 2 mai 1938, Cerdan reçoit le Prix Théo-Vienne, qui récompense le meilleur
boxeur français de l’année.
Le 5 mai 1938, pour la première fois en vedette au Palais des Sports, Cerdan sa
première grande victoire internationale sur l’italien Cleto Locatelli, l’un des
modèles de Marcel, qui, grâce à son expérience, n’est battu qu’aux points.
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Pellos, créateur des Pieds Nickelés, traduit l'anticipation qui
règne avant la rencontre Cerdan-Humery : la victoire de
Cerdan signera sa consécration.
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Le 20 mai 1938 c’est l’affrontement entre Cerdan et Gustave Humery. Après ce
combat très difficile, qu’il remporte tout de même, Marcel prouve qu’il est
aussi un encaisseur de première classe et devient définitivement le boxeur
favori des Français.
Fin 1938, Marcel remet son titre en jeu contre Fernand Morin qu’il bat aux
points à la dixième reprise, puis il remporte les matches contre Victor
Deckmyn, le belge Al Baker, l’italien Amedeo Deyana, l’allemand Alf Katter, et
de nouveau Kouidri.
Le 9 janvier 1939 à Londres, Marcel est disqualifié face à Harry Craster, de
façon éhontée, sur un soi-disant « coup bas » inventé par le manager adverse.
Il gagne aux points contre son ami Emile Buratti. Il écrase à nouveau Al Baker
et Félix Wouters à Bruxelles et René Cadot à Marseille.
3 la
renommée nationale à 21 ans Sommaire Champion
d'europe des welters 4
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