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| La fameuse position « en crouch ». |
Selon Maurice Rouff, (entraîneur et sparring partner de Marcel de 1938 à 1949),
Cerdan gagnait par ses qualités physiques et intellectuelles : sa garde
parfaite et son intelligence à juger le style qu’il devait prendre par rapport
à celui de son adversaire ; il avait une magnifique musculature, une puissance,
un coup d’œil, une rapidité, une précision hors du commun. Il innovait avec des
coups que personne n’avait jamais portés. Il touchait partout, sous tous les
angles, dans n’importe quelle position (la sienne, en « crouch », le lui
permettait) et cela, juste pour empêcher son adversaire de réfléchir. Puis d’un
seul coup, il voyait l’ouverture et le coup partait avec une vitesse
fantastique, une puissance exceptionnelle.
Marcel Cerdan était d’ailleurs appelé le Bombardier Marocain car dès le
coup de gong, il était en action et frappait sans arrêt, sous tous les angles,
sans laisser à son adversaire une chance de s’en sortir. Il gagna 60% de ces
combats de cette manière.
Ce style était dû à sa morphologie, au bon écart de ses jambes, qu’il conservait
à tout moment. Ses obliques, ce muscle puissant, faisaient qu’il pouvait faire
partir son coup en souplesse et le faire revenir encore plus vite qu’il n’était
parti : c’est ce qu’on appelle le « punch ». Il pouvait facilement tripler un
crochet ou un uppercut du gauche. C’était un génie dans son art.
Dumb Dan Morgan, un des plus grands managers de boxe a 76 ans en 1949. Il a vu
boxer tous les grands depuis
John Sullivan, le premier champion du monde poids lourds. Il affirme
que Marcel Cerdan est un des trois boxeurs complet de sa décade 40-50, avec
Will Pep et
Ray Sugar Robinson. « Par boxeur complet, j’entends celui qui excelle
en tout – vitesse d’exécution, art de la boxe pure, résistance aux coups et
puissance des deux mains. Cerdan est un boxeur de combinaison, capable de
lancer en succession rapide une série de quatre ou cinq coups aussi puissants
les uns que les autres, frappant tous des objectifs différents, choisis avant
le déclenchement de la série. Par exemple : gauche au foi, droit au mention,
gauche au menton, droit au rein, gauche au foi et droit au menton. Chacun de
ses coups secouait l’adversaire parce que Cerdan était un puncheur redoutable
».
Jean-Claude Bouttier : « les images des combats de Cerdan ne laissent aucun
doute quant à sa force destructrice. Quelle détermination, quelle vitesse et
quelle précision dans les enchaînements ! Cerdan a des appuis
remarquables. Et tous ses coups sont portés avec le poids du corps ». Bouttier
est très impressionné aussi par son jeux défensif : « la garde très haute, le
menton dans le creux de l’épaule ».
En 1949, le champion de boxe W.C. Herring estimait que Marcel tirait sa
puissance de frappe plus de la rotation du tronc que du support de sa jambe
droite. Il avançait également que Cerdan, outre le mention et le plexus
solaire, avait découvert un troisième point faible : le foie. « son crochet en
deux temps, en remontant foi et menton, ou en descendant, menton et foie, lui
faisait gagner la plupart de ses combats ».
Selon Georges Peeters : « il était court de taille et d’allonge, il boxait de
près, ce qui était dans son tempérament. ».
Gaston Bénac, Journaliste sportif, créateur du « Grand Prix des Nations »,
disait en 1949 : « Quel poids moyen, plus que Cerdan, sans abandonner sa
cadence infernale, possédait une meilleure défense, sans cesser de sacrifier au
démons de l’offensive ? ».
La plupart des boxeurs qui ont tenu jusqu’à la limite devant Cerdan n’ont plus
jamais reboxé de leur vie : Abrams, Roach (interdit de ring, il passa outre et
mourut à son combat suivant), Zale et tant d’autres.
SES MENSURATIONS
| Poids |
72 kgs 500 |
|
Tour de
taille |
83 cm |
| Taille |
1m 69 |
|
Cuisse |
55 cm |
| Envergure |
1m 78 |
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Mollet |
37 cm |
| Tour de cou |
41cm |
|
Biceps |
31 (au repos), 36 cm (contracté) |
| Poitrine |
99 cm (au repos), 1 m 11 (à
l'inspiration) |
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Avant bras |
30 cm |
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